Les raisons qui nous poussent à pratiquer la photo sont diverses : garder un souvenir de certains moments de vie ou de certains lieux, saisir des émotions, exprimer notre sensibilité artistique, assouvir notre soif de technique… Mais au delà de nos motivations personnelles, je pense que nous faisons tous de la photo parce que que nous y prenons du plaisir !

Pourtant il n’est pas rare que ce plaisir soit gâché par de petits problèmes techniques. Certes, ce ne sont pas toujours des problèmes insurmontables mais s’ils reviennent régulièrement, cela peut devenir frustrant.

Dans cet article je vous ai fait une compilation de 8 problèmes classiques et je vous donne des pistes pour les résoudre.

 

Les photos jaunes en intérieur

Avez-vous déjà été confronté au syndrome de la photo jaune lorsque vous photographiez en intérieur ? Vous savez ces photos qui prennent une teinte jaune alors que l’éclairage semblait pourtant « normal ».

L’explication est très simple : contrairement à nos yeux, l’appareil photo n’arrive pas toujours à s’adapter à l’éclairage présent. Lorsqu’il se trompe, c’est qu’il a effectué un mauvais réglage de la balance des blancs.

 

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 A gauche : photo directement sortie de l’appareil photo
A droite : photo corrigée dans Lightroom

 

Pour vous affranchir de ce genre de problème, vous pouvez régler la balance des blancs grâce aux pré-réglages disponibles sur votre appareil photo. Chaque pré-réglage est adapté à un type d’éclairage : incandescent, tungstène, lumière du jour, nuageux, etc. Vous pouvez aussi (c’est encore mieux !) photographier en RAW et ajuster la balance des blancs en post-traitement sans aucune dégradation sur la qualité d’image.

 

L’horizon penché

Quand nous regardons une photo de paysage, nous nous attendons à trouver un horizon parfaitement droit. Cet élément de l’image est tellement important que nous considérons immédiatement un horizon penché comme une maladresse du photographe.

 

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Vous avez le mal de mer en regardant cette photo ? Moi aussi !

 

Dès la prise de vue, quelques précautions s’imposent. Tout d’abord, et ce sont deux conseils que je donne souvent, ne vous précipitez pas et soyez rigoureux ! Avec un minimum de soin apporté au cadrage, votre horizon sera droit dans 99% des cas. Si vous êtes sur un bateau en pleine tempête, les chose seront différentes, mais avouez que ce ne sont pas les conditions de prise de vue habituelles !

Pour vous aider à cadrer, sachez que la plupart des appareils photos permettent d’afficher une grille dans le viseur ou sur l’écran LCD. Grâce à cet outil, obtenir un horizon droit devient un jeu d’enfant. Il est aussi possible de redresser l’horizon dans presque tous les logiciels d’image, du plus basique au plus complexe.

 

Le flou de bougé

Le flou de bougé est un mouvement involontaire du photographe au moment du déclenchement. Il se traduit par une image entièrement floue.

flou-bouge-miniaturevitesse = 1,3 s

 

Le flou de bougé apparait en photographiant à main levée, lorsque la vitesse d’obturation est trop lente. En effet, avec une vitesse lente, le capteur enregistre le moindre petit mouvement du photographe, aussi imperceptible soit-il.

Une solution consiste donc à augmenter la vitesse d’obturation. Une règle empirique préconise d’utiliser un vitesse au moins aussi rapide que 1/focale lorsqu’on photographie à main levée. Avec un objectif 50 mm il faut donc théoriquement utiliser une vitesse au moins aussi rapide que 1/50 s. Certains objectifs (Nikon, Canon) et certains boitiers (Sony, Pentax) disposent également de systèmes de stabilisation pour utiliser une vitesse encore plus lente.

Enfin, la solution royale est d’utiliser un trépied pour stabiliser l’appareil photo ou plus simplement de le poser sur un support stable quand cela est possible.

 

Les images trop claires ou trop sombres

Même si les appareils photo ont fait d’énormes progrès pour déterminer une exposition fidèle, il arrive de temps à autre qu’ils se trompent… Ainsi, dans certaines situations, le capteur reçoit trop au pas assez de lumière. L’image est alors trop claire ou trop sombre.

 

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L’image est claire, le capteur a reçu trop de lumière.

 

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La correction d’exposition

Il est possible de reprendre la main sur les réglages de l’appareil grâce à la correction d’exposition. Comme son nom l’indique cet outil permet de corriger l’exposition : éclaircir une image sous-exposée ou assombrir une image surexposée. La correction d’exposition est généralement disponible avec les modes d’exposition Programme (P), priorité ouverture (A ou Av) et priorité vitesse (S ou Tv).

 

 

La mise au point au mauvais endroit

Parfois l’appareil photo ne fait pas la mise au point là où on souhaiterait qu’il la fasse. Le résultat est souvent cruel : ce n’est pas le sujet qui est net mais ce qui est à côté. Et dans cette situation, il n’y a pas grand chose à faire, la photo est bonne à jeter !

 

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L’appareil photo a fait la mise au point derrière le sujet (la tasse).

 

Pour ne plus être confronté à ce problème, il est donc important de choisir vous-même la zone que l’autofocus doit accrocher. Pour cela, vous devez donc sélectionner manuellement le collimateur qui servira à faire la mise au point. Petite précision : je ne parle pas ici de faire une mise au point manuelle, juste de choisir quelle zone l’autofocus doit accrocher.

La mise au point peut parfois être délicate avec les objectifs très lumineux, ouvrant par exemple à f/1,8 ou f/2,8. Avec ce type d’ouverture, la profondeur de champ est très faible, seulement quelques millimètres si vous êtes proche du sujet. Il faut donc redoubler de vigilance avec les très grandes ouvertures et si besoin fermer légèrement le diaphragme ou ajuster le point avec la bague de mise au point.

 

Le bruit numérique

En condition de faible luminosité, le manque de lumière est un véritable frein pour exposer correctement nos photos. Pour faire parvenir davantage de lumière jusqu’au capteur nous pouvons jouer sur l’ouverture du diaphragme ou sur la vitesse d’obturation.

Mais dans la pratique, nous ne pouvons pas ouvrir notre objectif plus grand que son ouverture maximale et nous avons parfois besoin d’une vitesse rapide pour éviter un flou de bougé à main levée.

Un moyen de contourner le problème consiste à augmenter la sensibilité du capteur à la lumière : ce réglage s’appelle la sensibilité ISO. Cette solution est idéale sur le papier mais dans les faits, elle l’est moins… Avec une haute sensibilité, l’image a tendance à présenter un moutonnement peu esthétique : le bruit numérique.

 

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Un détail du même sujet photographié à 200 ISO (à gauche) et à 1600 ISO (à droite)

 

La première chose à faire est de désactiver le mode ISO automatique pour reprendre la main sur le réglage de la sensibilité. Sur les reflex d’entrée et de milieu de gamme, le bruit commence à devenir très présent à partir de 1600 ISO. Je vous conseille de ne dépasser cette valeur qu’en cas de véritable nécessité.

Si vous voulez quand même rester en mode ISO automatique, sachez que certains appareils permettent de paramétrer une valeur ISO maximale que l’appareil ne dépassera pas. Si vous n’en avez jamais entendu parler, c’est le moment de s’y mettre !

Le bruit peut être réduit de manière efficace en post-traitement. Toutefois, une correction poussée se fait au détriment de la netteté (la réduction du bruit à tendance à lisser les détails de l’image).

 

Le mauvais timing

Quand une action se déroule rapidement, le principal danger qui guette le photographe est de prendre la photo au mauvais moment. Erreur de mise au point, pose ou attitude disgracieuse du modèle, mauvais positionnement du sujet dans le cadre, etc.

 

timing

Un exemple de mauvais timing : la photo a été prise quelques dixièmes de seconde trop tard. La mise au point est faite sur les herbes et non sur l’oiseau et le sujet est mal positionné dans le cadre.

 

Pour réussir ses photos , il n’y a pas de secret, il faut an-ti-ci-per ! Commençons par les réglages de l’appareil. Ce n’est pas quand le sujet est à portée de viseur que vous devez réfléchir aux réglages à appliquer. Vous devez faire ce travail en amont, pour être prêt à l’instant T.

Une bonne connaissance du sujet est également un sérieux atout. Comment se comporte mon sujet ? Quel est le meilleur angle pour le photographier ? Quel est son sens de déplacement ? Quelle est sa vitesse de déplacement ?

Si votre appareil photo le permet, n’hésitez pas à utiliser le mode rafale. Quand l’action se déroule à grande vitesse (photo de sport, animalière, enfants qui jouent…) c’est souvent l’un des seuls moyens d’obtenir une photo du bon moment.

 

Le vignettage

Le vignettage est un défaut optique qui se manifeste par un assombrissement des coins de l’image. Il est plus ou moins marqué selon les objectifs et l’ouverture utilisée. Si on n’y prête pas attention, on ne le remarque pas toujours. Mais une fois qu’on s’en est rendu compte, on ne voit plus que ça !

 

vignettage

Sur mon Nikon 24-120 mm, le vignettage est présent à pleine ouverture (photo de gauche), mais il s’élimine très bien avec Lightroom (photo de droite)

 

Le vignettage peut facilement s’éliminer dans un logiciel de post-traitement type Lightroom. Il suffit juste de déplacer un curseur pour le faire disparaitre.

A noter que le vignettage n’est pas uniquement perçu comme un défaut. Certains photographes en rajoute pour attirer l’attention du spectateur vers le centre de l’image. Personnellement je ne suis pas trop fan, mais c’est une affaire de goût !

 

Et vous, quels obstacles vous empêchent d’avancer ? Quels sont les problèmes que vous rencontrez en photo et que vous aimeriez résoudre ?  N’hésitez pas à poser vos questions, les commentaires sont là pour ça !

 

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